A Lille-Lomme-Hellemmes, un scrutin à part, et des surprises possibles

Les électeurs lillois, lommois et hellemmois sont appelés à se rendre aux urnes le 15 et 22 mars prochain pour élire le prochain maire de la capitale des Flandres. Mais ce scrutin municipal diffère radicalement des autres élections tenus dans la région. Pourquoi ?

Qui sera le prochain maire de Lille ? Les Insoumis, les Verts et les macronistes rêvent de conquérir le bastion socialiste (depuis 1955) et de faire chuter le maire sortant, candidat à sa réélection, Arnaud Deslandes. Pour y arriver, il ne faudra pas seulement compter sur les voix lilloises mais également sur celles émanant de deux communes avoisinantes : Lomme et Hellemmes. Une situation unique dans le Nord de la France, qui remonte à presque 50 ans.

En 1977, Hellemmes a rejoint Lille pour former un premier duo. 23 ans plus tard, en 2000, c’est Lomme qui s’associe à ses deux voisines. Concrètement, sur le terrain politique, cette union change la donne. Pour s’imposer sous le beffroi lillois, les candidats doivent également convaincre dans les deux communes associées, où ils présentent des listes « sœurs ». Exemple cette année, la liste lilloise de la macroniste Violette Spillebout, « Faire respirer Lille », se décline dans les communes associées en « Faire respirer Lomme » et « Faire respirer Hellemmes ».

Aubry sauvée en 2020 par les voix des Lommois

Pour les électeurs, c’est aussi un scrutin différent des autres. Si les Lillois sont dans une situation assez classique, où ils doivent seulement élire le maire de la capitale des Flandres, les Hellemmois et les Lommois sont soumis à un régime différent. Ils voteront deux fois dimanche. Une fois pour choisir le maire de Lille, une fois pour choisir le maire de leur commune. Au temps du socialiste triomphant, le résultat était toujours le même : le PS gagnait dans les trois villes.

Claire Zitka-Taranto, la candidate aux municipales des Ecologistes à Lomme. ALICE GOSSELIN POUR L’ESJ.

Ce temps est révolu et ce processus électoral peut désormais réserver des surprises. Comme lors des dernières municipales, en 2020. La socialiste Martine Aubry avait fini derrière l’écologiste Stéphane Baly à Lille et à Hellemmes. Mais sa large avance à Lomme lui avait permis de sauver son siège. Les voix des Lommois et des Hellemmois feront-elles à nouveau la différence en 2026 ? Les trois communes afficheront-elles, pour la première fois depuis leur association, des couleurs politiques différentes? Réponse ce dimanche 15 mars.

Yohan Mouchon

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