109 communes et une quinquangulaire : les candidats au second tour dans le Nord et le Pas-de-Calais

Si la grande majorité des communes de la région ont choisi leur maire dès le premier tour, 109 d’entre elles retourneront aux urnes dimanche 22 mars. Tour d’horizon des listes encore en lice.

Dans le Nord et le Pas-de-Calais, ce sont 291 listes qui se présentent dimanche 22 mars dans les 109 communes concernées par un second tour. Un chiffre inférieur aux 339 qui pouvaient y prétendre, en raison des différentes alliances et retraits stratégiques. À Lille par exemple, la quinquangulaire s’est muée en quadrangulaire après la fusion de la liste écologiste avec la liste du maire sortant.

À Coulogne en revanche, seule autre commune où cinq listes se sont qualifiées au second tour, aucune ne s’est retirée. La ville de plus de 5 000 habitants de la banlieue de Calais détient également la médaille d’argent du nombre de candidats au premier tour. Avec huit listes sur la ligne de départ, elle arrive ex-aequo avec Douai, uniquement dépassée par Lille et ses neuf listes.

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Une seule fusion pour le RN

Des tendances qui divergent également en fonction des couleurs politiques. Dans ce domaine, la palme revient évidemment aux listes sans étiquette : près de 1 784 se présentaient au premier tour. Par ailleurs 1 234 ont obtenu la majorité absolue dès dimanche 12 mars, principalement dans les plus petites villes. Tous les candidats n’ont pas eu cette chance. Cinq listes (à Bruille-Saint-Amand, Vicq, Berles-Au-Bois, Delettes et Hardinghen) n’ont même obtenu… aucune voix !

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Du coté du Rassemblement national, sur les 67 listes qui se présentaient, aucune n’a fait moins de 5 %, ce qui leur assure au moins un siège au conseil municipal. Une seule d’entre elles s’est alliée avec une autre liste pour le second tour : à Fresnes-sur-Escaut. La liste RN de Nicolas Dujardin a fusionné avec la liste divers droite de Fabrice Zaremba pour ne former qu’une candidature étiquetée extrême droite.

À l’opposé du spectre, le Parti communiste français et La France insoumise ont respectivement présenté 14 et 18 listes. Dans ses terres historiques, le PCF a obtenu sept mairies dès le premier tour. Présente dans huit scrutins joués au premier tour, LFI n’a gagné aucune mairie le 15 mars, mais obtient des sièges dans sept conseils municipaux, le huitième scrutin étant celui d’Hénin-Beaumont, fief du RN, où la liste insoumise n’a obtenu que 3 % des suffrages.

Axel Favrot

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