À Boulogne-sur-Mer, Frédéric Cuvillier réélu pour un nouveau mandat, 24 ans après sa première élection

Alors que l’incertitude régnait à l’hôtel de ville de Boulogne-sur-Mer, Frédéric Cuvillier, maire sortant soutenu par le Parti socialiste, remporte sa cinquième élection municipale. Il faisait face à Antoine Golliot, qui n’aura réuni que 33% des voix, et Baptiste Legrand, divers gauche, qui récolte plus de 13% des suffrages exprimés.

« Dans tous les bureaux de vote, les forces de progrès étaient devant ! » Réélu pour un cinquième mandat, Frédéric Cuvillier, ancien ministre socialiste (transports et mer), jubile à l’heure de son élection dans une salle des fêtes remplie pour l’occasion. Avec plus de 53 % des voix, le baron local n’aura pas à déménager de l’hôtel de ville. Confettis et pétards ont accompagné sa montée sur l’estrade : « C’est la première fois que je vois ça en 25 ans ! », s’amuse un intendant de la mairie. La raison ? Après une campagne mouvementée et un score loin de celui de 2020 (67 %), le maire a craint pour son poste. Sous la Ve République, la gauche n’a perdu qu’une seule fois la mairie de Boulogne-sur-Mer (entre 1989 et 1996), et 2026 ne fera pas exception.

Un score historique pour l’extrême-droite

« Cette victoire est un message à tous ceux qui essaient de stigmatiser. Aux anonymes qui dégradent et insultent sur les réseaux sociaux ! » a proclamé en fin de discours Frédéric Cuvillier, qui martèle combien cette campagne était « la plus difficile et personnelle » qu’il n’ait jamais vécu. Un rappel qui ne fut pas au goût des sympathisants et colistiers du député-candidat Antoine Golliot (Rassemblement national), qui lui ont fait savoir en criant « menteur » depuis le fond de la salle.

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« Nous savions que nous n’allions réunir que 30% des voix », regrette Jacques Honoré, 21e de liste RN. « Dans cette salle est réunie toute la diaspora socialiste, alors que les petites gens qui votent RN ne sont pas allées voter, » fulmine-t-il. Malgré la présence de toute sa garde rapprochée, dont Thomas Pamart, son attaché parlementaire et 3e de liste, Antoine Golliot lui ne s’est pas rendu à l’hôtel de ville. Il est le seul candidat absent, à la différence du défait Baptiste Legrand (divers gauche). Plus tôt dans la journée, Antoine Golliot promettait cependant de venir « quoi qu’il arrive » à l’annonce des résultats. Malgré une troisième défaite d’affilée, sa liste réalise toutefois un score historique pour l’extrême droite dans le Boulonnais.

Dès le prochain conseil municipal, le Rassemblement national aura l’occasion de peser davantage, envoyant sept conseillers municipaux contre deux actuellement.

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